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 Les réponses du PTB 

Notre question : Les jeunes des OJ participent à la vie des communes et aux partenariats locaux ; que propose votre parti pour soutenir et renforcer ces partenariats entre les communes et les OJ ?
 

La réponse du PTB : "Le PTB est partisan d’une subsidiation plus importante et totalement indépendante de la société civile afin que celle-ci puisse jouer pleinement son rôle d’interlocuteur et de contre-pouvoir par rapport aux autorités tant locales que régionales ou nationales. Cela vaut bien sûr également pour les organisations de jeunesse (OJ). Les autorités locales doivent mettre à disposition des OJ les locaux, infrastructures (de réunion, culturelles, sportives, festives,…) et moyens techniques dont elles ont besoin pour fonctionner correctement à des prix abordables, voire gratuitement."

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Notre question : La mobilité et les transports sont au centre des débats actuels. Que propose votre parti pour renforcer et soutenir la mobilité des jeunes et plus particulièrement des jeunes porteurs/euses de handicap ?

 

La réponse du PTB : "Le droit à la mobilité ne passe pas par le transport (motorisé) individuel, mais bien par les modes de déplacement collectifs. Le PTB veut plus de moyens pour les transports en commun (TEC, STIB, De Lijn, SNCB) afin d’avoir une offre suffisante tant en ville qu’à la campagne et tant pendant la journée de travail que le week-end et en soirée (par exemple jusque minuit dans les villes de plus de 10000 habitants). En même temps, il faut fortement diminuer les tarifs des transports en commun. Le PTB défend la gratuité pour les étudiants, les chômeurs et les bénéficiaires d'intervention majorée (BIM). Nous voulons également plus de moyens pour la création de nombreuses pistes cyclables sécurisées."

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Notre question : L’inclusion de tous/tes les jeunes est au cœur du travail des Organisations de Jeunesse. Que propose votre parti pour réellement lutter contre les discriminations diverses que vivent les jeunes dans leurs différents lieux de vie (à l’encontre des LGBTQI, des personnes porteuses de handicap ou d’origine étrangère, sur des questions de genre, etc.). Comment votre parti compte-t-il soutenir les OJ qui travaillent et agissent en ce sens ?
 

La réponse du PTB : "Pour faire cesser la discrimination, la principale mesure que nous proposons est l’introduction d’un test pour déceler la discrimination lors de la demande d’emploi ou d’un logement. Au parlement de la Région de Bruxelles Capitale, nous avons déposé une proposition d'ordonnance et réalisé toute une campagne autour des testings. Cela a permis de mettre la pression sur la majorité bruxelloise pour qu'elle adopte une ordonnance permettant les testings sur le marché du travail. Nous voulons des objectifs chiffrés obligatoires de personnes issus de l’immigration, tant pour le privé que pour le secteur public, pour refléter la diversité de la population.
Nous voulons un enseignement de qualité qui soit accessible à tous. La politique d’inscription dans les écoles doit changer. Aucune discrimination ne peut être faite à l'inscription et dans le règlement d'ordre intérieur. L’enseignement devrait garantir à tous les enfants une école à proximité, une école de qualité avec une grande diversité sociale. Au lieu de l’actuelle jungle des inscriptions, on octroiera automatiquement une école à chaque enfant, avec la possibilité ensuite de changer d’école. Nous voulons une adaptation profonde des formations d’enseignant afin de rendre les futurs enseignants plus conscients de l’inégalité sociale dans l’enseignement et les préparer à une population scolaire diversifiée.


Il faut  investir dans les échanges interculturels et mener une politique publique qui fasse activement la promotion du pluralisme ; nous refusons donc les restrictions budgétaires dans ce domaine. Nous encourageons les activités qui font appel à la diversité et qui stimulent l’échange. Nous encourageons l’échange et la collaboration au niveau culturel et artistique.
Nous misons sur la solidarité au lieu de stimuler la concurrence. Nous misons sur les intérêts communs (sécurité, qualité de la vie dans les quartiers, suffisamment de crèches, droits fondamentaux…) et nous plaidons pour la médiation en cas de conflit ou de contradiction d’intérêts (utilisation de l’espace public…).


Nous nous opposons à la dérive vers une politique de sanctions administratives (SAC), une politique répressive au lieu d’une politique préventive.
Le PTB est pour le

ver les interdictions du port du voile. Ces interdictions constituent des discriminations en matière d’accès à l’emploi et à l’enseignement. Elle exclut des femmes du marché de l’emploi et de certains établissements scolaires. L’accès au travail ou à l’enseignement ne peut pas dépendre d’une conviction ou pratique philosophique ou religieuse, ni dans le privé, ni dans le secteur public, qui doivent favoriser le pluralisme et le respect de tous.

En ce qui concerne les discriminations de genre, nous voulons bie, sûr réaliser réellement l’égalité des salaires et des conditions de travail. Nous voulons un contrôle strict sur l’application de la convention collective no 25 concernant l’égalité des rémunérations. 
Nous désirons une individualisation du droit aux allocations de chômage ; il faut supprimer le statut de cohabitant.
Nous voulons des places d’accueil supplémentaires pour les enfants, dans le secteur public, selon le principe « un enfant = une place ». « Un enfant = un enfant ». Nous voulons supprimer la scission du système des allocations familiales et revaloriser ces dernières.


Nous défendons le droit à des moyens contraceptifs et à l’avortement. Les femmes doivent avoir à des contraceptifs de prix abordable. Nous luttons pour l’extension du nombre de centres pratiquant l’avortement et pour une plus grande implication de la médecine de première ligne, ainsi que pour un renforcement des centres de planning familiaux avec mise à disposition gratuite de moyens contraceptifs. Nous voulons amender la législation de l’avortement sur le plan de la limite temporelle légale (16 à 18 semaines au lieu de 12 à 14). 


Il faut une assistance accessible dans les cas de violence à l’égard des femmes, plus de soutien et un renforcement des structures et initiatives existantes : maisons sociales, maisons de refuge, services de téléaccueil. Des formations complémentaires pour la police et les avocats sont nécessaires, combinées avec une plus forte collaboration avec les services d’aide aux victimes afin que la procédure ne soit plus un calvaire pour les femmes. Les techniques d’interrogatoire doivent être appliquées avec une meilleure compréhension à l’égard des femmes, du fait que ces interrogatoires constituent la clé d’une bonne information en vue de sanctionner l’auteur.


Les femmes et les filles à risque (crimes d’honneur, mutilations génitales, etc.) doivent pouvoir disposer de plus d’informations ; il convient de prévoir des subventions pour favoriser l’acquisition d’expertise et pour la formation au sein de toutes les associations concernées.

Enfin, nous combattons également toute discrimination des LGBTQI. Aux divers niveaux de pouvoir, la Belgique doit mettre sur pied une politique coordonnée d’égalité des chances pour les LGBTQI. Il faut renforcer la loi antidiscrimination en la matière.


Il faut une éducation sexuelle claire dans l’enseignement, y compris sur le thème des LGBTQI. Des campagnes de conscientisation orientées vers la suppression de préjugés, par une attention à la diversité et des interventions décidées contre les agresseurs.


Il faut libérer suffisamment de moyens financiers au profit du mouvement LGBTQI, également pour son rôle en tant que centre d’expertise.
Nous plaidons pour des campagnes préventives autour de la violence sexuelle et homophobe ou transphobe dans les entreprises, les écoles et les mouvements de jeunes. En cas de préjugés, mettre l’accent sur des sanctions de travail dans les organisations qui défendent les droits LGBTQI ou contre la violence sexuelle."

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Notre question : Les politiques migratoires belges animent l’actualité récente. Que propose votre parti pour soutenir et renforcer le travail des OJ vis-à-vis des MENA et des jeunes migrant-e-s ?
 

La réponse du PTB : "Dans le chapitre de notre programme consacré aux réfugiés, nous proposons les droits suivants pour les enfants sans papiers:

  • Avant que l’Office des étrangers prenne une décision mettant un terme au droit de séjour, il doit mener une enquête sérieuse sur les risques encourus par les enfants en cas de retour et tenir compte de l’intégration des enfants.

  • L’Office des étrangers doit examiner quelles sont les solutions durables pour l’enfant concerné avant de mettre un terme au droit de séjour de la famille. Ici, l’enfant doit être entendu.

  • L’environnement d’un enfant doit être stable. Fedasil, l’organisme public qui se charge de l’accueil durant la procédure d’asile, doit faire en sorte que les enfants puissent rester dans un seul lieu de séjour, de sorte qu’ils puissent continuer à aller dans la même école et qu’ils puissent apprendre la même langue durant toute leur procédure.

Les OJ pourraient également jouer un rôle important dans ce processus.
Nos mouvements de jeunes (Comac, RedFox et les Pionniers) font des camps de vacances pendant lesquels les jeunes font un travail de relations, de jeux et d’activités dans les centres de réfugiés. Les partenariats et collaborations entre les mouvements de jeunes et les structures qui accueillent les réfugiés sont vraiment à développer. Car cela permet de lutter contre les préjugés ici via la rencontre et le contact humain, cela permet de conscientiser les jeunes et de les ouvrir sur l’autre et sur le monde. Et cela permet aussi aux jeunes migrant.es de nouer des contacts, de se sentir accueillis et de s’intégrer plus facilement. Il faut les soutenir après un voyage qui a été déchirant et souvent violent et pendant une procédure d’accueil qu’il faut aussi humaniser."

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Notre question : Le numérique est aujourd’hui incontournable pour les jeunes. Que propose votre parti pour soutenir leur accès au numérique et les sensibiliser à son usage sûr, conscient et critique, tout en tenant compte de leur expertise à ce sujet ? 

 

La réponse du PTB : "Le PTB défend un accès le plus large possible aux nouvelles technologies. En ce qui concerne le Net, nous défendons une série de principes, comme la « neutralité du Net », principe qui doit offrir le cadre pour tous (y compris les jeunes) d'avoir un accès égal aux contenus publiés sur le web (contre un Internet à deux vitesses : un pour les riches, l'autre pour les pauvres). Pour le reste, le PTB n’a pas élaboré de propositions concrètes."

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Notre question : Le harcèlement est un réel problème que vivent nombre de jeunes aujourd’hui. Que propose votre parti pour lutter contre ce phénomène, et notamment contre le harcèlement en ligne, et soutenir les OJ en ce sens ? 

 

La réponse du PTB : "Le PTB est bien sûr tout à fait favorable à une discussion sur les mesures à prendre pour lutter contre le harcèlement des jeunes, notamment en soutenant les campagnes menées par les jeunes et soutenues par les Organisations de Jeunesse dans les écoles ou en développant des liens structurels entre conseils d’élèves et professeurs."

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Notre question : La participation des jeunes est essentielle pour les OJ. Que propose votre parti pour renforcer et soutenir la participation des jeunes, tant dans les OJ qu’au niveau local, régional, communautaire ou fédéral et européen ?
 

La réponse du PTB : "[Cette réponse est en lien avec celle apportée sur les partenariats entre communes et OJ]. Les jeunes sont bien sûr intéressés aussi par la participation en général. Nous proposons un abaissement de l'âge pour participer aux élections à 16 ans et une enquête annuelle menées par les autorités communales auprès des jeunes dans chaque commune afin de répertorier leurs besoins.


Le programme du PTB pour la participation citoyenne contient entre autres les propositions suivantes :
Les élus aux différents niveaux de pouvoir doivent consacrer suffisamment de temps à la participation des citoyens dans les quartiers et les entreprises, de manière à garantir une large participation de la société aux choix politiques. 
Les décisions les plus importantes doivent être soumises à la population par voie de référendum (avec droit de vote à partir de 16 ans). Si des centaines de milliers de citoyens réclament un référendum, ce référendum doit être organisé. Le référendum devrait également permettre l’abolition de lois votées antérieurement.


Le PTB est par ailleurs partisan d’un mode de scrutin totalement proportionnel et de l’abolition du seuil électoral des 5 %. Il faut tenir compte de toutes les opinions et garantir un égal accès aux médias à tous les partis durant les élections.


Il faut un financement public des ONG et des associations de la société civile, et stopper les restrictions budgétaires dans ce domaine.
La liberté d’expression et d’association par des actions, flyers, échanges sur réseaux sociaux, etc., ne peut pas être érodée en raison de lois, autorisations et amendes SAC. Nous voulons le retrait de la loi sur les SAC."

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Notre question : Le Conseil de la Jeunesse est l’organe officiel d’avis et porte-parole des jeunes francophones de Belgique. Il fait régulièrement parler de lui en Fédération Wallonie-Bruxelles. Quelle est la position de votre parti à ce sujet ? Souhaitez-vous une modification du décret ? Si oui, que faut-il modifier selon vous ?

 

La réponse du PTB : "Le PTB soutient l’existence du Conseil de la Jeunesse. Il est important que les jeunes se réunissent régulièrement et émettent des avis sur tous les sujets qui leur tiennent à cœur. Nous sommes partisans d’un plus grand rôle pour le Conseil de la Jeunesse, qu’il soit plus entendu par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et qu’il puisse émettre des avis contraignants sur certaines matières. Les membres du Conseil de la Jeunesse ne sont pas tous élus. La position du PTB en général est que trop de fonctions dans notre société sont fournies par des exécutifs sans élection directe et consentement citoyen (des personnalités nommées dans les cabinets aux fonctionnaires en passant par les membres d’intercommunales). Mais dans le cas du Conseil de la Jeunesse, c’est une bonne chose, car cela permet à des organisations (telles les Maisons de Jeunes ou les Scouts) qui n’ont pas toujours les mêmes habitudes ni le même soutien financier derrière eux qu’une jeunesse politique, d’avoir également une représentation dans le Conseil qu’ils n’auraient pas forcément face à la concurrence d’organisations politiques."

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Notre question : Le manque de locaux est une contrainte majeure avec laquelle doivent jongler les OJ : que propose votre parti pour y répondre sur l’ensemble du territoire de la Fédération Wallonie-Bruxelles, dans les communes et dans les provinces ?

La réponse du PTB : "Nous prévoyons suffisamment d’espace pour les enfants et les jeunes, également dans les noyaux urbains. Nous voulons investir dans des infrastructures jeunesse accessibles et intégrées à une vaste politique autour des espaces pour jeunes. Un des moyens est de permettre une occupation des bâtiments des écoles en-dehors des heures d'ouverture, ainsi que les W-E. Nous soutenons aussi les solutions créatives, par exemple, en permettant l’occupation temporaire d’immeubles vides. Nous voulons suffisamment de salles de fêtes, à prix abordables et d’accès aisé. Et nous voulons aussi suffisamment de locaux et de maisons de jeunes."

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Notre question : Que propose votre parti pour soutenir et renforcer le travail des Organisations de Jeunesse avec les jeunes précarisé-es ?
 

La réponse du PTB : "Le PTB n’a pas encore élaboré de propositions concrètes sur cette question, mais est bien sûr favorable à un renforcement du travail des OJ avec les jeunes précarisé-es."

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Notre question : En Fédération Wallonie-Bruxelles, le Pacte d’excellence alimente le débat sur les liens entre les écoles et les Organisations de Jeunesse ; que propose votre parti pour les reconnaître et les renforcer ?

 

La réponse du PTB : "Le PTB est favorable à renforcer les liens entre les écoles et les OJ. Nous voulons des écoles ouvertes sur le monde, et les OJ peuvent jouer un rôle dans cet objectif. Autre exemple : les écoles de quartier doivent être plus ouvertes aux initiatives des jeunes du quartier, et il faut également une collaboration plus forte avec les associations sportives."

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Notre question : Que propose votre parti pour renforcer l’EVRAS et la soutenir dans le travail des OJ ?
 

La réponse du PTB : "Le PTB est favorable à un renforcement de l’EVRAS, tant en milieu scolaire que dans le travail des OJ. Ce renforcement doit être centré notamment sur un « rééquilibrage » entre toutes les couches de jeunes, pour toucher toutes les catégories sociales et singulièrement les catégories plus à risque (en terme de proportion de comportement sexuel à risque dans telle ou telle couche sociale des jeunes). Cela signifie une subsidiation plus importante pour aller beaucoup plus largement dans les écoles. L’EVRAS doit également inclure un aspect de lutte contre le sexisme et de prévention envers les violences sexuelles. Un tiers des viols (d’après les estimations les plus sérieuses) commis en Belgique le sont au sein du couple, et ce, à tous les âges. Le rôle de l’EVRAS est notamment de sensibiliser les jeunes contre ce genre de pratiques. "

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Notre question : Nombreuses sont les OJ qui travaillent spécifiquement avec des jeunes de 3 à 12 ans ; que propose votre parti pour valoriser, soutenir et renforcer ce secteur et les OJ qui y travaillent ?
 

La réponse du PTB : "Le PTB n’a pas encore élaboré de propositions concrètes sur cette question."

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Notre question : En Fédération Wallonie-Bruxelles, le décret OJ régit l’ensemble du travail mené par les Organisations de Jeunesse. Il est prévu de le revoir, après son évaluation récente par l’Observatoire de l’enfance, de la Jeunesse et de l’aide à la jeunesse (OEJAJ). Votre parti souhaite-t-il revoir ce décret ? Si oui, que proposez-vous comme modification(s) ?
 

La réponse du PTB : "Le PTB n’a pas encore élaboré de propositions concrètes sur cette question."

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Notre question : Le système APE représente une part importante des emplois dans les Organisations de Jeunesse. Selon votre parti, quel est l’avenir du système APE et quelle(s) proposition(s) concrète(s) peut/vent être faite(s) à ce sujet ?
 

La réponse du PTB : "Le système des APE est sous pression à cause de la politique d’austérité menée par les différents gouvernements du pays. Pour le PTB, ce n’est certainement pas le meilleur système, mais ce qui importe ici surtout est qu’il faut absolument maintenir et même fortement augmenter l’emploi dans le secteur non-marchand, dont les OJ. Nous sommes cependant d’avis que pour chaque travailleur, y compris dans le non-marchand, des cotisations sociales complètes doivent être payées."

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Notre question : Les négociations tripartites à propos des accords du non-marchand reprennent en 2018. Ces négociations ont pour objet de décider de l’utilisation des montants (15 millions en 2018 et 25 millions en 2019) issus de l’accord du 25 octobre 2017. Quelle est la position de votre parti quant au meilleur usage de ces moyens supplémentaires ? Qu’envisagez-vous pour les années ultérieures ?
 

La réponse du PTB : "Les montants promis dans le cadre des accords du non-marchand sont totalement insuffisants par rapport aux besoins des travailleurs de ce vaste secteur. Ça fait des années que le secteur se bat. Rien que l’an dernier (2016-2017), on a connu six grandes manifestations tout en garantissant la continuité des soins. La lutte paye, puisqu’il y a maintenant des propositions sur la table. Le gouvernement prétend que c’est le maximum qu’il peut se permettre. Mais en même temps on peut s’interroger sur les choix de ce gouvernement qui préfère ne pas poursuivre les grandes fortunes qui éludent l’impôt. Le contraste est saisissant entre d’une part ces milliards qui échappent au fisc (les 400 familles les plus riches fraudent ensemble pour 2,1 milliards d’impôts – voir l’étude du PTB de juillet 2017) et d’autre part le peu de moyens mis à disposition pour répondre aux demandes pourtant légitimes du non-marchand et des usagers. Le gouvernement est dans une logique qui considère le profit comme ce qu’il y a de meilleur pour la société. Dans le non-marchand, on préfère une société solidaire, avec de puissants leviers structurels comme les soins, le bien-être, la culture, l’enseignement, les transports publics... accessibles à tous et financés en suffisance par les deniers publics. Il faut donc continuer le combat pour un meilleur financement du secteur."

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Notre question : Le volontariat des jeunes, en Belgique ou à l’étranger, est l’un des piliers du travail des OJ : que propose votre parti pour le soutenir et le renforcer ?

La réponse du PTB : "Nous voulons que le travail de bénévolat soit reconnu par l’ONEM. Ce n’est pas le cas actuellement. Cela a des conséquences négatives pour les jeunes qui veulent faire du bénévolat alors qu’ils sont en quête d’un emploi. Le volontariat est une bonne chose pour les jeunes en Belgique, notamment pour s’ouvrir au monde qui les entoure (ici ou lors de voyages à l’étranger), et pour développer dans la jeunesse des valeurs de solidarité et d’appartenance collective. Celui-ci doit toutefois être contrôlé pour éviter que, sous prétexte de volontariat sous pression, des jeunes ou organisations de jeunes fournissent en réalité un travail, occupant ainsi celui d’un travailleur qui aurait pu être rémunéré pour cela. Ex. : qu’aucune commune en Belgique ne puisse demander aux organisations de jeunesses locales, après un événement festif public, de nettoyer (en partie ou en totalité) les lieux publics occupés pour cet événement. C’est le rôle de la commune de développer l’emploi de qualité, l’emploi public, en employant des ouvriers communaux. Même si cette expérience peut être positive pour les jeunes, notamment pour développer le respect pour le travail d’autrui et particulièrement les métiers non-valorisés par notre société : cela ne doit pas être, en quelque sorte, du dumping social déguisé. Pour cela, il faut mettre en place une structure publique visant à contrôler que le volontariat des jeunes soit dans l’intérêt de tous (des jeunes eux-mêmes comme de leurs aînés, les travailleurs, dont beaucoup sont occupés à chercher de l’emploi)."

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Notre question : Périodiquement, le service citoyen est au cœur des débats : que propose votre parti à ce propos ?

La réponse du PTB : "Le PTB est favorable au service citoyen car il est un outil pour l’apprentissage et la participation des jeunes à la vie en société. Cependant, nous voulons également mettre des balises pour éviter qu'il ne remplace des emplois dans différents secteurs, comme cela a pu se faire dans d’autres pays. [Cette réponse s'inscrit dans la ligne de celle à propos du volontariat]."

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Notre question : Le nouveau statut du travail associatif : passera ou ne passera pas ? Quelle est la position de votre parti à ce sujet ?

La réponse du PTB : "Le PTB est opposé à ce projet fédéral. D'une part, il s'agit d'une façon de définancer la sécurité sociale. Donner la possibilité à des travailleurs de travailler 500€ par mois sans payer ni impôt ni cotisation est une façon de réduire les moyens collectifs (budget de l’État et sécurité sociale). Cela risque d'avoir pour effet de détruire de l'emploi correctement rémunéré. Sans compter l'hypocrisie du gouvernement fédéral, qui d'un coté bloque les salaires, baisse les pensions, et de l'autre permet aux travailleurs voire aux pensionnés de « gagner » jusqu'à 500€ en plus par mois. Ce n'est pas la façon dont le PTB envisage la société, au contraire. D'autre part, nous pensons qu'il est nécessaire d'aider les associations à trouver du personnel et des bénévoles en suffisance. Mais cela se fera par des aides structurelles au secteur associatif, ainsi que par d'autres mesures comme la réduction générale du temps de travail (avec maintien de salaire), qui libère du temps pour s'investir notamment dans des associations."

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Notre question : Le gouvernement fédéral travaille actuellement sur une réforme du code des sociétés, qui prévoit d’y inclure désormais les asbl ; quelle est la position de votre parti à ce sujet ?

La réponse du PTB : "Nous sommes opposés à cette réforme qui alourdit encore les obligations des associations. Au contraire, nous voulons simplifier la législation en matière d’ASBL pour les petites organisations qui tournent avec des bénévoles et supprimer la déclaration annuelle pour les ASBL qui sont exemptes du paiement d’un impôt sur les personnes physiques."

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Notre question : La charte associative est en discussion depuis plusieurs années en Fédération Wallonie-Bruxelles et en Région wallonne ; que propose votre parti par rapport à l’application de cette charte ?

 

La réponse du PTB : "Le PTB n’a pas encore élaboré de position sur cette question."

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Notre question : Les échéances du Brexit approchent et avec elles se posent de nombreuses questions : nécessité d’avoir ou non un visa touristique ou de travail pour se rendre au Royaume-Uni, validation des diplômes pour les étudiant-es, programme Erasmus, etc. Que propose votre parti pour maintenir et encourager la mobilité des jeunes entre le Royaume-Uni et l’Union européenne ?
 

La réponse du PTB : "Le PTB est favorable à une mobilité maximale des jeunes sur le continent européen (et plus loin). Cette mobilité ne doit pas se limiter aux seuls États membres de l’Union européenne. "

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Notre question : TTIP, TAFTA, Belgium Act Now… Les exemples ne manquent pas pour illustrer la mobilisation des jeunes sur les enjeux de société. Que propose votre parti pour soutenir, renforcer et entendre cette mobilisation des jeunes sur les enjeux actuels ?
 

La réponse du PTB : "Pour le PTB, l'ensemble de la population doit pouvoir donner son avis, via des référendums, sur toute une série de questions importantes : par exemple, lors de la ratification du CETA/TTIP, lors de la ratification du TSCG, des débats sur la COP 21, l'avenir du nucléaire, etc. Ces référendums doivent être ouverts aux jeunes dès 16 ans. Ensuite, nous pensons également que l'école doit être un lieu où les jeunes sont formés non seulement à comprendre le monde dans lequel ils vivent, mais également à le transformer. Cela nécessitera de permettre aux jeunes d'organiser des syndicats écoliers (comme le CEF par exemple), de s'impliquer dans des mouvements politiques à l'école (et donc lever cette interdiction), organiser davantage de débats politiques (au sens large) dans les écoles (et pas uniquement dans le cadre d'élections), etc. Enfin, en renforçant le secteur associatif, et notamment les OJ, les maisons de jeunes, etc. cela favorisera également la participation des jeunes sur les débats de société. "

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Notre question : COP23, enjeux climatiques, émission de CO2 et de gaz à effet de serre… sont autant d’enjeux qui sont au cœur des préoccupations actuelles et qui poussent les jeunes à se mobiliser. Que propose votre parti pour répondre à ces défis environnementaux, notamment dans le travail des OJ avec les jeunes ?
 

La réponse du PTB : "Les enjeux climatiques sont aujourd’hui à juste titre une préoccupation majeure des jeunes. Nous pensons que sous le régime capitaliste dans lequel nous vivons, où le profit passe avant tout le reste, aucune solution ambitieuse ne sera fournie spontanément par les principales responsables de la pollution, de la destruction de l’environnement et du réchauffement climatique : les grandes entreprises. Il faut donc que les autorités imposent à tous un cadre légal qui tende vers la recherche dans les énergies renouvelables, le développement de celles-ci et leur exploitation par tous le plus rapidement possible. Les OJ peuvent jouer un rôle important tant dans la sensibilisation et la mobilisation des jeunes sur cette question afin de faire pression sur nos gouvernements pour qu’ils adoptent des mesures bien plus ambitieuses, à la la hauteur du défi climatique actuel.


Nos principales propositions sur ce thème sont les suivantes :
« Power to the people », l’énergie doit être aux mains de la collectivité. Elle est trop importante pour la confier au marché libre. Dans une révolution verte, il n’y a pas de place pour Engie et consorts. Nous voulons prendre en main nous-mêmes les leviers de notre avenir. Nous prônons la socialisation du secteur de l’énergie. Au lieu de GDF Suez, RWE, EDF et ENI, nous voulons des sociétés publiques de l’énergie, aux mains de la collectivité et sous contrôle démocratique. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons remplacer le chaos du marché libre par la mise en place planifiée d’un système durable de l’énergie.
Nous voulons que soient créées des entreprises publiques de l’énergie. Actuellement, l’État transfère l’argent des impôts vers les géants de l’énergie. Nous voulons que l’État investisse lui-même dans la production durable d’énergie et qu’il fournisse l’énergie bon marché à la population.


Si on veut investir aujourd’hui dans l’énergie durable de demain, il faut avoir une vision large. Nous prônons un plan d’avenir national pour l’énergie verte et pour les entreprises de l’énergie disposées à fournir de l’électricité verte au niveau national. Un contrôle démocratique est d’une importance cruciale. Les conseils d’administration ne peuvent pas être désignés politiquement, mais élus par les consommateurs, et les organisations environnementales et les syndicats y seront également représentés. Les citoyens ont un droit de parole et tous les conseils d’administration seront publics et seront diffusés en direct sur Internet.


Ensuite, des entreprises publiques communales d’énergie verte peuvent également fournir une précieuse contribution, en participant au niveau local, à petite échelle, au système de l’énergie de demain. Nous sommes par ailleurs partisans d’un parc européen d’éoliennes dans la mer du Nord, dans des mains publiques et sous contrôle de la société.


Nous sommes pour la mise en place de réseaux de chauffage central urbain. Les réseaux de chaleur pour le chauffage des habitations, l’eau des sanitaires, le chauffage des serres et, inversement, pour le refroidissement, constituent une technologie bien connue et efficace. Ces réseaux de chaleur peuvent être alimentés par la chaleur excédentaire de l’industrie, par la combustion de déchets ou par la production d’électricité, mais on peut également le faire avec des pompes à chaleur fonctionnant sur l’électricité en provenance de sources d’énergies renouvelables. Pour être rentable, le chauffage central urbain doit naturellement être organisé à grande échelle et de façon collective. Les réseaux modernes de chaleur peuvent s’étendre sur des dizaines de kilomètres.


Contre la pollution atmosphérique, nous voulons un master plan pour le développement des transports publics. Il faut élaborer un vaste plan de développement des transports publics. Train, métro, tram et bus doivent être plus attrayants, surtout dans les villes. Les transports publics doivent également avoir une fréquence bien plus régulière et être plus confortables et meilleur marché. Quand la Suède a diminué de moitié le prix du billet, le nombre de voyageurs a doublé. La gratuité des transports publics à Aubagne (France) a provoqué une augmentation de 170 % du nombre d’usagers.


Pour combattre la pollution de l’air, nous voulons travailler à rendre piétonnier le centre des villes. Nous optons résolument pour plus d’espace pour les vélos. Les centres des villes sont trop souvent encore une jungle inaccessible à vélo. Nous encourageons le cyclisme sur des pistes cyclables séparées, des « vélostrades », et avec l’installation de parkings à vélos couverts. 


Nous voulons donner la priorité au transport de marchandises par rail ou par bateau, parce qu’ils sont moins nocifs pour l’environnement. Et, par conséquent, nous voulons des investissements publics dans ce domaine. Le transport des marchandises sur longue distance doit se faire obligatoirement par conteneur, par chemin de fer ou sur les voies navigables. 


Dans beaucoup d’habitations, on peut encore réaliser d’importantes économies d’énergie. Il faut donc t un plan d’isolation à grande échelle, avec un système de tiers payant. Pour cela, l’État avance l’argent de la rénovation, somme qui se rembourse plus tard par les économies faites sur la facture d’énergie."

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